Je rêve ce que j'écris, j'écris ce que je rêve

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Bienvenue sur ma planète d'auteur

vendredi 19 juillet 2024

Quand j'écris pour Nanou - Valentine Delpierre (2)


- Phrases : une sincère compassion – pingre et autoritaire – il avait le regard fuyant – ouvert les bras – sur ces belles paroles – le plus tard possible – le son de la balle.
- Mots ou expressions : attristé – jambes – mettre sous pression – chanter – merveilleux.
- et/ou Thème : Passion


Moi, Valentine Delpierre –Episode 2



Cauchemar (2 )


Il me parut attristé par ma vive réaction de recul. Comment aurait-il pu la comprendre? Et moi, comment avais-je pu le trouver sombre et froid ?
Ses merveilleux yeux bleus posés sur moi était doux, presque implorants. Je me sentis fondre, saisie pour lui d'une sincère compassion que j'aurais été bien en peine d'expliquer ! Un mot d'encouragement du bel inconnu et je lui aurais ouvert les bras. Quoi qu'il soit venu faire au manoir, je n'avais aucune envie qu'il en reparte, ou alors, le plus tard possible. Un vent soudain de passion soufflait en moi. J'en fus tout entière secouée ! J'avais les jambes en coton et mon cœur battait la chamade. J'avais à la fois envie de chanter et de pleurer. C'était donc cela le coup de foudre ?
Cet homme là, je le sus d'instinct, était tout le contraire du maître des lieux ! Le comte de Montalieu était pingre et autoritaire, il avait le regard fuyant. Le simple fait de le rencontrer dans les couloirs du manoir, avait le don de me mettre sous pression. Il me lorgnait de façon si explicitement indécente !
Murmurant plus qu'il ne parlait, de sa voix grave et hypnotique, l'inconnu interrompit le cours de mes pensées :
-Madame? Mademoiselle ? Vous êtes bien jolie ! A qui ai-je l'honneur ? Demanda-t-il doucement.
Puis, sur ces belles paroles, il prit ma main tremblante, se pencha et y déposa un léger baiser, comme le font les messieurs distingués pour saluer les nobles dames... J'en fus si troublée que je faillis tomber en pâmoison !
Je n'eus pas le temps de lui répondre. Le son de la balle qui vint se ficher dans son torse, résonnera longtemps dans ma mémoire. Le comte venait de tuer son fils illégitime.
Mon cauchemar était devenu réalité.
Je m'appelle Valentine Delpierre. j'étais préceptrice au manoir des Montalieu. J'ai rencontré l'amour un matin gris de juillet et je l'ai aussitôt perdu.


02/07/2022


jeudi 18 juillet 2024

Quand j'écris pour Nanou -Valentine Delpierre (1)

 L'atelier de mon amie Nanou sur Eklablog, que je vais désormais suivre ici sur Blogspot à cette adresse :https://nanou1964.blogspot.com/ , m'inspire très souvent des mini feuilletons. Je vous en propose un dont voici le premier épisode.

***

Proposition n°33

- Phrases : pendant ce temps-là - comme de la peste - je venais de faire un rêve bizarre - chambre de bonne - mauvais présage - en cette fin d’été - accrochée à son bras.
- Mots ou expressions : partir en lambeaux - mettre sous cloche - Hélas ! - silencieux – linge.
- et/ou Thème : fortune


Moi, Valentine Delpierre –Episode 1


Cauchemar

En cette fin d'été hélas très pluvieuse, je m'éveillai en nage dans l'étroit petit lit de ma chambre de bonne , sous les combles du manoir cossu où je tiens le rôle peu enviable de préceptrice des enfants du domaine. Je venais de faire un rêve bizarre qui m'apparut aussitôt comme un mauvais présage dans ma vie déjà bien compliquée. Je marchais dans le parc silencieux d'une immense propriété, sur un chemin étroit bordé de fils tendus ou pendait du linge blanc Près de moi cheminait un homme d'une sombre et froide beauté. J'étais accrochée à son bras, totalement subjuguée. Les poches de son costume de prix, débordaient de billets de banque.
-Ma fortune n'est rien, comparée à de toi ! Me disait-il de sa voix grave, hypnotique. Tu es si belle que je vais devoir te mettre sous cloche pour te protéger des autres. Tu es à moi, rien qu'à moi ! Ne l'oublie jamais !
Je l'écoutais, captive consentante. Pendant ce temps -là, autour de nous, le paysage changeait à vue d’œil. Sur les fils où croassaient à présent des dizaines de corbeaux, le linge devenu noir, commençait à partir en lambeaux. les arbres nus ressemblaient à des squelettes et sur le visage de mon compagnon, apparaissaient des pustules purulentes. C'était comme de la peste qui se répandait partout.
Je ne suis pas d'un naturel superstitieux mais quand on sonna à la grille du manoir et que la comtesse m'envoya ouvrir au visiteur, je ne pus retenir un cri de frayeur en découvrant, devant moi, sombre et froid, l'homme de mon rêve...

30/06/2022

lundi 8 juillet 2024

Courrier du cœur



 Bonjour
Le temps passe si vite ! Il y a déjà quelques années- le 8 juillet 2017 exactement, je commentais cette photo qui m'avait interpellée  sur Facebook.
Voilà ce que j'écrivais : 
Soyons positifs et imaginons que cette personne ait voulu dire :"Boîte à l'être", pour être avec toi avec mes mots, avec mes lettres même pleines de fautes, en ces temps si tristes où plus personne ne s'écrit, où le seul courrier que le facteur glisse dans la boîte, ce sont des factures ou de la publicité. 
Être là avec toi même si je suis loin de toi, l'être vraiment avec des lettres qui font des mots, puis des phrases que je compose patiemment, en prenant mon temps et que j'aligne d'une main malhabile peut-être, pour te donner de mes nouvelles, te dire que je pense à toi et que je vais attendre ta réponse, le  cœur battant d'impatience.
Cette lettre où l'être que je suis se livre à toi moins superficiellement que ne le fait un texto, je la plie avec soin puis je la mets dans l'enveloppe au verso de laquelle j'ai écrit mon adresse au cas où tu l'aurais oubliée.
Au moment où je la poste, je t'imagine guettant le facteur...Tu ouvriras enfin ta "boîte à  l'être" et je serai là pour toi dans les plis de ma lettre

dimanche 7 juillet 2024

Le Moulin de mon enfance

 

Ce soir, même si tout me semble chaotique, dans un pays pour l'heure ingouvernable au regard des résultats, nous avons cependant évité l'avènement au pouvoir de l'extrême droite. C'est mon avis, je l'assume sans dénier à quiconque le droit de penser différemment. Mais ma France à moi, c'est celle de ce Moulin de mon enfance qui hélas a été démoli depis pas mal d'années. Il était situé à Limetz dans le département qu'on appelait encore la Seine et Oise. Limetz est un petit village au bord de l'Epte, non loin de Vernon pour celles et ceux qui connaissent le coin, et moins loin encore de Giverny où vécut Claude Monet
Pour en revenir à ce fameux Moulin, c'est là que nous habitions, dans les des logements attribués aux familles des ouvriers de l'usine qui le jouxtait. c'était une grande bâtisse où nous avions inventé avant l'heure, le "vivre ensemble"  de la France pluriculturelle d'aujourd'hui. le Moulin abritait en effet des français, des portugais, des algériens, des italiens, des pieds -noirs...Tous s'y côtoyaient en toute amitié et s'il y avait quelques discussions ou quelques disputes même parfois, ce n'était que de simples faits de voisinage comme il en existe partout ailleurs.
Je me souviens avoir mangé les "pastas" chez mon amie Isabelle Tondatto et le couscous chez Pacha Daï, l'un des collègues de papa mais surtout l'un de ses meilleurs potes. Et bien sûr, chez nous on venait partager les frites ! Personne n'aurait pensé à renvoyer "chez elle", une de ces familles d'immigrés venus travailler dans  la seule usine de notre village !
Ce Moulin, c'était notre petite France à nous, celle que j'aime, terre d'accueil et de partage des plus belles valeurs. c'est cette France-là, la mienne ! Celle où je serais si heureuse de vieillir sans haine et sans racisme. celle dont la devise  "Liberté, égalité, fraternité" doit être honorée et respectée.
C'est ce pays dans lequel j'espère pouvoir continuer à vivre sans subir l'opprobre de ceux qui ont choisi la voie des extrêmes. c'est ce pays que j'aime et dans lequel je l'espère, toutes mes amies et tous mes amis de couleur, de culture , d'opinion ou de confession différente, pourront continuer à vivre librement, sans crainte d'être montrés du doigt ou pire.
Je souhaite ardemment que ma France continue à ressembler au fraternel "Moulin" , de mon enfance.
Aujourd'hui, je le pense vraiment, nous avons évité le pire, fasse notre bon sens que nous sachions encore l'éviter à l'avenir.
A-M Lejeune

mardi 2 juillet 2024

Le cinéma de la vie

 Les choses de la vie
 
La vérité si je mens, quand passent les cigognes elles ne déposent pas de bébés ici et là ! Pour ça il suffit d'une brève rencontre entre un homme et une femme dans la chaleur de la nuit. Une journée particulière, un coup de tête, une boum, même un dîner de cons, on se retrouve dans une chambre avec fenêtre sur cour à l'Hôtel du Nord ou ailleurs et hop, neuf mois plus tard, à bout de souffle, maman met au monde un bébé rouge et braillard.! Ainsi débute la grande vadrouille de la vie et ce sera ainsi tant qu'il y aura des hommes et des femmes
L'aventure, c'est l'aventure mais ce n'est pas la même pour tout le monde. Pour certains c'est plein soleil, pour d'autres c'est plutôt sueurs froides. Pour les uns ce sont les grandes vacances perpétuelles, pour les autres, juste un dimanche à la campagne ou une journée à la plage de temps en temps. Il y en a pour qui la vie est un long fleuve tranquille alors que pour d'autres, la fureur de vivre et la folie des grandeurs les mènent sur les sentiers de la gloire. A ceux-là, le monde ne suffit pas ! Ils sont les éternels aventuriers de l'Arche perdue !. Même avoir la mort aux trousses ne les arrête pas ! Ils ne veulent pas savoir que la grande illusion de la ruée vers l'or peut devenir un voyage au bout de l'enfer pour lequel ils ne toucheront que le salaire de la peur. Mais pour tout un chacun, après les quatre cents coups, le plus souvent, c'est la gifle !
Rien n'est tout blanc ou tout noir. Tous un jour ou l'autre, nous passons des lumières de la ville au boulevard du crépuscule. Sur un quai des brumes, quelque part nous attend notre propre Titanic.
Nous vivons une époque formidable. Oui, la vie et belle même si elle se déroule depuis toujours entre guerre et paix. Même si tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, ça n'existe que dans les films ! Il y a le bon, la brute et le truand, le gendarme en balade, le voleur de bicyclette, les incorruptibles, les intouchables, l'armée des ombres et les soldats de l'espoir, les grandes gueules et les silencieux ! Il faut de tout pour faire l'humanité.
Pour conclure, pas besoin de posséder le sixième sens pour vous dire comment nous finissons tous : dans le trou, six pieds sous terre ! Et nul ne sait si là-haut nous attendent les enfants du Paradis, si la mort, c'est la grande évasion finale ! Alors en attendant les Cavaliers de l'Apocalypse, il nous faut vivre pour vivre en cultivant nos jours heureux. N'attendons pas la vingt-cinquième heure ! Chantons sous la pluie ! Dégustons ce que la vie nous offre de meilleur : du poulet, l'aile ou la cuisse, de la chèvre le bon fromage, de nos campagnes la soupe aux choux... Sachons cependant éviter la grande bouffe et buvons joyeux mais sans abus dans les vignes du Seigneur avant de devenir les vieux de la vieille. ! Parce que nous le savons bien, autant en emporte le vent et il ne ramène rien ! Enfin, n'oublions pas que ce qui nous lie, c'est la couleur des sentiments. Noire est la haine, multicolore est l'amour. Les deux mènent le monde. A nous de choisir ! Ne faisons pas de notre existence l'itinéraire d'un enfant gâté.
 
25/05/2024
©A-M Lejeune
NB : il y a 74 titres de film dans ce texte

mercredi 26 juin 2024

Clin d'oeil aux ateliers d'écriture

 Ma participation au dernier défi de Ghislaine

***

Atelier 240 

Sujet 1 : Hasard, cheminer, passage, matin, refuge, bois.

Sujet 2::Absent, fin, émotion, fort, demain, changer

Sujet 3: Texte avec des mots commençants par "" i ""

Sujet 4 : Texte avec des mots commençant par "" pa ""

Sujet 5 : Texte avec des mots finissant par "" ade ""

Sujet 6: Texte libre

Sujet 7: Ressenti sur cette image


L'homme de ma vie

Le hasard l'a mis sur ma route. Avant lui, ma vie, n'était que débandade. Un pas de travers, une glissade... Il suffit de peu pour tomber. Et il n'y a pas grand monde pour vous relever dans ce cas ! Lui m'a tendu la main et ne m'a plus lâchée depuis 51 ans ! Il n'est pas romantique, avec lui; ni aubade ni sérénade. Il n'est pas du genre à te servir des salades, ça c'est sûr ! Pas non plus du genre à remettre à demain ce qu'il peut faire le jour-même Pour lui, je n'étais pas une passade d'un matin que l'on quitte le soir venu ! J'ai tout de suite compris qu'il n'était pas que de passage dans ma vie et que moi non plus, je n'étais pas qu'un passage dans la sienne ! Le pont de bois de l'existence, nous allions le traverser ensemble ! Il m'a rendu la confiance, l'innocence, l'insouciance. Mes illusions éteintes se sont rallumées à la chaleur de son regard. Il a suffi d'un premier baiser plein d'émotion et de passion pour que je comprenne que j'avais trouvé mon île, mon roc, mon refuge inexpugnable, le toit de ma maison, mon tout, mon autre...Avec lui, je cheminerai jusqu'à la fin, je l'espère de toute mon âme ! Comme chacun le sait, les absents ont toujours tort ! Parfois, ils feraient mieux de ne pas parler ! Ils affirmaient haut et fort : "Rien ne change ! Quand on sait d'où tu viens, tu ne peux que mal finir ! Les chiens ne font pas des chats ! "
Ils se sont trompés ! Le jour où j'ai rencontré l'homme de ma vie, le bonheur s'est installé avec lui dans mon cœur et il ne m'a jamais quittée en dépit des aléas de l'existence.
17/06/2024

mardi 25 juin 2024

Un plan foireux

Certaines de mes amies nous proposent des défis d'écriture avec thèmes et mots imposés ! Un challenge irrésistible pour qui aime jouer avec les mots !
Merci Ghislaine, Nanou,  Cricket., entre autres !
***
Voici l'un des défis de Nanou
-Phrases : "Je suis désolée", "une très bonne amie",  "plus propre", "C'est un problème",  "j'entre dans la pièce", "le carnage commence" , "C'est un gros flop"
-Mots ou expressions : "à bon escient", "taper dans l’œil", "vivante", "foireux", "appartement"
-Et/ou Thème: Sport
***
Un plan foireux ?
Dernièrement, Josy, une très bonne amie ma dit :
- Marianne, tu devrais te remettre au sport !
- M'y mettre, plutôt ! Lui ai-je répondu. Je suis désolée de te le dire mais depuis le temps tu devrais savoir que le sport, ce n'est pas ma came ! Pour utiliser ce vilain mot à bon escient, ma came à moi, c'est la bonne bouffe ! Et ça, c'est un problème de taille si tu vois de quoi je parle !
-Ben euhhh...
-Allez, regarde moi bien ! Mon corps c'est un gros flop à lui tout seul !
-Marianne !
-Ne prends pas cet air outragé ma petite prof de français ! Tu préfères que je parle "plus propre" ? J'ai pris 20 kilos en 5 ans ! Exactement depuis que mon mec m'a quittée !
-Justement ! Tu ne crois pas que tu te sentirais plus vivante avec quelques kilos en moins ? Tu devrais sortir un peu de ton appartement plutôt que de t'y enterrer et de te gaver d'un tas de cochonneries ! Il y a une salle de sport à deux pas de chez toi. une petite structure de remise en forme  très sympa. Si tu veux je t'y accompagne dès demain.
J'ai dit oui !
Le lendemain, nous nous présentions à ladite petite structure sympa...Je m'y vois encore ! Nous poussons la porte...J'entre dans la salle...Et là, le carnage commence ! Ah pour leur taper dans l’œil, je leur ai bien tapé dans l’œil à tous ces péquenauds censés être là pour se remettre en forme ! Une baleine dans une boîte de sardines, voilà ce que j'étais à leurs yeux ! 
Elle avait bien calculé son coup ma Josy ! Et son plan n'était finalement pas aussi foireux que ça !
Mon très bref passage à la salle de sport m'a servi d'électrochoc. Voilà un mois que je suis une cure dans un centre d'amaigrissement. le régime alimentaire et sportif commence à porter ses fruits ! Merci Josy !
03/01/2022

dimanche 23 juin 2024

L'Arbre

 Poème écrit pour mon atelier "Une image, des mots", sur mon blog de défis  : http://lesdefisdanmai.eklablog.com/

Illustrant cette image

L'Arbre

 

Je suis de ce bois fort dont vous faites les livres

Mes racines encrées de rêve et de magie

Écriront dans vos pages un peu de ma vie.

En les tournant sachez que vous me faites vivre

 

Vous libérez le rêve et chaque mot s'envole

Allant nourrir le ciel qui sur moi fait pleuvoir,

Abreuvant tout mon être autant que mon espoir

Que jamais d'abandon, un jour je ne m'étiole

 

Car je veux bien mourir pour cette cause belle :

Dispenser le savoir et beaucoup de plaisir !

Entre vos mains calé, que j'aime ressentir

La vie renaître en moi en lettres éternelles

 

20/06/2024

©A-M Lejeune

samedi 22 juin 2024

Ici aussi


Bobine, Mistic et Cravate ! La cohabitation, ça fonctionne entre chats !


Je teste , je teste, au cas où ma plateforme actuelle viendrait à disparaître !

Ce qui semble être dans l'air du temps !

Mon compte Blogger n'ayant pas été supprimé, je reviens y faire une incursion pour en revérifier les fonctionnalités

Voili voilou

Coucou les blogspoters et blogspoteuses